Mes humeurs à moi



Publi le lundi 08 mai 2006


Lundi 08 mai 2006

Quelques Indes - Chroniques du bout d'un monde 2

Partir ailleurs, c'est accepter de me débarrasser de mes propres clichés, pour mieux me frotter à la réalité.

Partir ailleurs, c'est saisir qu'au delà des images toutes faites que je peux avoir d'un pays, se trouvent une réalité tangible, et un quotidien fait de petits riens. S'éloigner alors de tout exotisme, pour ne retenir que ce qui constitue l'essentiel des individus.

Je n'avais rien lu avant de partir. Je ne voulais rien savoir. Je voulais partir l'esprit le plus vierge possible. Et pourtant...

Sans m'en rendre compte, l'Inde véhiculait en moi dix mille lieux communs. J'y voyais des éléphants, des vaches sacrées au milieu des rues, une population grouillante, des Intouchables partout, des cadavres dans les rues, des cobras, de la religion omniprésente, des indiens bruyants dans les cinémas en train de regarder des Bollywood... Ce que j'ai trouvé est autre. J'ai rencontré des gens, avec qui j'ai échangé, j'ai goûté à nouveau à l'amitié, j'ai entrevu un autre système, qui ne me semble pas si étranger, d'ailleurs...

Me reviens un titre d'un film de Wim Wenders... "Si loin, si proche". Il y a de ça. Il y a aussi autre chose, de plus diffus, de plus subtil, sur lequel je ne peux mettre des mots.

Ne pas trop nommer ou verbaliser cette expérience, pour ne pas la banaliser.