Mes humeurs à moi



Publié le dimanche 26 mars 2006


Dimanche 26 mars 2006

quelques conseils en passant

Suite à mon article sur l'art d'aider nos amis conservateurs, des amis m'ont fait remarquer que, en tant que démocrate, je me devais de donner quelques idées à nos amis manifestants, même si je les déteste (je vous sens septiques, là...).

Dont acte.

Amis manifestants. Après vous avoir laissé jouer un peu, les Princes qui nous gouvernent vont maintenant user de tous les moyens pour vous effrayer et vous saper le moral. Cette sape peut se résumer en quelques points. On va tenter de vous convaincre que :

1- vous seuls êtes responsables de la situation de blocage : la preuve, c'est que quand le Gouvernement vous propose de dialoguer, vous claquez bien vite la porte...

2- vous n'êtes qu'une bande d'irresponsables (notez le paradoxe avec le point 1) qui fout en l'air votre avenir, mais aussi celui de toute une classe d'âge, en faisant des blocus, et que les plaies d'Egypte vont bientôt s'abattre sur vous.

3- vous prenez des risques immenses puisque des casseurs hantent les manifs et qu'ils vont détruire toutes vos belles idées.

Pour vous rassurer, bande de vilains, sachez que :

1- dialoguer suppose deux partenaires qui s'écoutent. Or le gouvernement jouent sur les mots. Il est prêt à parler, tant qu'on l'écoute lui ! Mais il n'est pas dans une politique d'échange. Nos Princes vous méprisent et vous conspuent (et ils ont bien raison !).

2- lutter provoque toujours quelques dommages colatéraux. Les étudiants qui n'auront pas leurs cours arriveront à s'en tirer. Il existe des bouquins, des bibliothèques... Rien ne les empêche de joindre leurs profs, d'obtenir des conseils ou des bibliographies... Ils feront un peu de travail perso... S'ils sont motivés, ils y arriveront. S'ils suffisait d'écouter le cours d'un prof pour s'en tirer à la Faculté, ça ferait belle lurette qu'on le saurait.

3- Les conservateurs ont toujours beaucoup joué sur la Peur. Le "casseur" est un épouvantail qui arrange bien leurs affaires. Pour lutter contre : faites des sittings géants sur des grandes places et ayez les poches vides. Virez vos portables, ou vos MP3, laissez-les chez vous. Ayez le minimum sur vous. Marcher, c'est fatigant. Restez assis, faites des chants, hurlez à tue-tête, organisez un bal géant. C'est beaucoup plus rigolo, vous verrez...

4- Gardez le moral et préservez vos forces, un combat peut durer des années (regardez les intermitants du spectacle...). Vous n'en êtes peut-être qu'au premier acte.

Ah, encore une chose, amis Résistants. Transformez vos billets de banque en instrument de lutte. Ecrivez dessus vos revendications ! Personne n'osera les détruire. Faites circuler vos idées !

Voilà les amis... Et après, qu'on ne dise pas que je n'ai pas fait des efforts pour vous aider... Alors que je vous hais profondément... Prenez-en de la graine, jeunes blanc-becs. Et que la foudre vous frappe et vous réduise en cendre. ;-)