Mes humeurs à moi



Publié le lundi 6 mars 2006


Lundi 6 mars 2006

Hostel : un film sans concession

Ah, grande joie et félicité auguste ! La période du film d'horreur qui ne s'assume pas semble être révolue, et c'est très bien.

Petit historique. Les années soixante-dix nous ont amenés une fournée de chef-d'oeuvres du genre. On pense bien sûr à "Massacre à la tronçonneuse" de Tobe Hooper, mais on peut aussi citer "Zombie" de Romero, toute la vague de l'Horreur Italienne (avec quelques bonnes fournées de Dario Argento, entre autre)... Bref, à cette époque, le film d'horreur était un vrai genre, au même titre que le western, avec ses codes, ses passages obligés et surtout ses afficionnados...

Les années 80 sont arrivées, et en même temps, un nouveau genre, avec, entre autre, le fameux (et fumeux) "Vendredi 13" de Sean S. Cunningham. Scénarios indigents, acteurs approximatifs, trucages légers... mais, étrangement, ça a plu (ce qui nous vaudra tout de même neuf suites, sans compter "Freddy VS Jason").

Et voilà que le genre de l'horreur a commencé à évoluer vers la grosse plaisanterie (pour s'en convaincre, il n'y a qu'à se visionner "les griffes de la nuit" de Wes Craven et d'enchaîner par le septième, du même réalisateur...). Que s'est-il passé dans la tête des créateurs ? Ont-ils eu peur de choquer, tout à coup ? Ont-ils cédé aux sirènes de la censure et des associations ultra-conservatrices (toujours prêtes à faire endosser à un film la violence que crée en fait une société qui exclut toujours plus...) ? Ont-ils décidé, pour d'affreuses raisons commerciales, de faire des films de plus en plus "tout public" ?

Toujours est-il que le genre "horreur" creva lentement. "Scream" de Wes Craven et autres "Souviens-toi l'été dernier" du sieur Williamson semblèrent définitivement enterrer le genre.

Et puis, voilà que le "Saw" de James Wan vint réveiller le genre. Il le dépoussièra et nous laissa sans voix. Ici, plus d'humour. La photographie est sale, glauque, et on explore l'esprit malade d'un tueur machiavélique. On est en huit-clos pendant toute une partie du film, on étoufferait presque...

Aujourd'hui, voici que sort "Hostel" d'Eli Roth. Le réalisateur, assistant de Lynch, nous avait déjà offert "Cabin fever" qui, sans être un chef-d'oeuvre, lorgnait déjà sur l'horreur des seventies, tout en faisant des clins d'oeil à "Evil Dead" de Sam Raimi, et savait être efficace.

L'histoire ? Trois jeunes hommes (un islandais et deux américains) font un tour d'Europe. Arrivés à Amsterdam, ils cherchent des filles faciles. Par hasard (?), leur route croise celle d'un jeune homme de l'Est, qui leur conseille une auberge de jeunesse pas loin de Bratislava, en Slovaquie, où les filles sont torides. Faut-il préciser qu'il s'agit d'un piège terrible ?

Eli Roth nous livre un film poisseux qui sombre par palier dans l'horreur la plus crue. Aucune concession, aucune phrase drôle de la part des victimes. Ici, on meurt sous la torture, et on hurle point final.

Alors, bien sûr, vous pouvez toujours préférer "Urban Legend 3"... ça vient de sortir en DVD...



1 Commentaire :

Commentaire écrit le mardi 7 mars 2006 à 07:50:58 (lien)
Le Penseur - Lebloguedupenseur.monblogue.com
Ce type de film,on appelle ça des"Slascher"film d'horreur avec tueurs en série souvent destiné au adolescents.pour qui est de "Saw"c'est un des rares slascher intelligents qui par enigmes tue ses victimes a distance et aussi un des rare à s'adresser à un public plus vieux


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