Mes humeurs à moi



Publié le jeudi 22 décembre 2005


Jeudi 22 décembre 2005

Carnet d'Irlande 1

Je suis revenu hier soir.

Petit périple de quatre jours et demi en Irlande, pour aller voir deux concerts de God is an Astronaut à Dublin le dimanche soir, puis à Cork le lundi soir. Mes voyages en solitaire sont toujours l'occasion de faire des bilans, de me remettre en question et d'affronter mes propres démons. Je coupe tous les liens avec mon quotidien. Je me limite à des mails épars. J'avais un cahier vierge avec moi. Je l'ai rempli de mots à partir du lundi. Ce sont ces mots qui vont peupler mon blogue ces prochains jours.

"Lundi 19 décembre

Limite atteinte. Je quitte Dublin avec l'impression qu'une boucle est terminée. Besoin de mouvement. il n'y a pas suffisemment de choses pour me retenir dans cette ville.

Hier soir, j'ai vu le concert de God.

Fabuleux.

Eux dans le noir, ou quasi, et les images de Niels (le bassiste) projetées sur grand écran.

Vais essayer ce soir de me faire un projet photo. On va forcer le 800 ISO, comme certains forcent des serrures ou des coffres-forts.

Espère boire un coup avec les membres de God. Pas sûr. Je verrai.

Bel objectif de ce voyage. Belle leçon aussi. Ne plus voyager seul sans projet.

Cette nuit, j'ai rêvé que la mer montait, que les vagues étaient violentes à partir de 17h00. Nous étions un petit groupe. Nous tâchions de sauver des meubles. Les vagues montantes en emportaient certains. Elles emportaient aussi des enfants qui se baignaient.

Et puis je me retrouvais dans une soirée. Se trouvait un ancien ami à moi, qui avait un geste très doux à mon égard. Pour passer, il me posait doucement la main sur les cheveux. Ce simple geste effaçait toute ma rancoeur à son égard.

Le reste est confus.

Départ du bus. La solitude dublinoise fait place à un mouvement. Je me suis déparaillé de mon écorce sociale. Je suis à nu. (...)

Une idée absurde et amusante me vient. Dans le dernier Harry Potter, Harry, à un moment, prend une potion de chance, qui lui permet, très vite, d'avoir une immense confiance en lui-même ainsi qu'une grande assurance dans toutes les actions qu'il entreprend. Et si cette potion n'était qu'une métaphore de la cocaïne... Et si Harry, grisé par son succès, avait sombré dans la drogue ?! "

(à suivre)



3 Commentaires :

Commentaire écrit le vendredi 23 décembre 2005 à 08:41:04 (lien)
zero
Harry signifierait «ruler of the home».



Commentaire écrit le vendredi 23 décembre 2005 à 01:21:57 (lien)
estebàn
Pour alimenter ma théorie farfelue, j'ajouterai que "Pot", en américain, signifie "l'herbe" (le mot est désué aujourd'hui et remonte aux années 70).
Alors Harry Potter, serait-il Harry le fumeur d'herbe ? ;-)


Commentaire écrit le jeudi 22 décembre 2005 à 10:07:14 (lien)
zero
La 'potion de chance', de confiance excessive en soi, peut aussi correspondre à un trait masculin. Potion de mascule, de testostérone, ou leur équivalent en renforcement social?

L'auteure est d'un autre sexe que son jeune Harry mais peut-être aussi tout près de lui par sa fibre maternelle. Par ailleurs, changer d'identité sexuelle, je veux dire en passant du sexe de l'auteur à celui de son héros, me semble commun en littérature.

Je n'exclus pas qu'elle pourrait lui avoir emprunté une part de son succès littéraire en se fusionnant à lui, à sa confiance masculine envisagée sous divers traits ou travers, de prime abord, dès le choix de l'objet, préalable à l'oeuvre.

Ajouter la cocaïne sur ce tas, c'est aussi pointer vers l'expédient plus ou moins magique et risqué, versant vers l'illusoir, peut-être même motivé par un déficit non dit...



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