Jeudi 29 septembre 2005
Les murs se referment, les briques s'accumulent
Le ciment s'éfrite et se reforme
De moins en moins d'oxygène dans ce carcan
Où j'évolue bien malgré moi
Serpent encagé, léopard cristalisé,
J'agite infiniment l'envie de me perdre
Vouloir aller au bout de mes cordes
Vocales, si elles me le permettent
Déraciner cet ennui innexorable qui s'engrange sans pudeur
Dans les germes même
D'un ADN condamné par avance
Ramper souterrainement
Dans le labyrinthe pyramidale
Gratter, creuser, remuer,
Sortir de mon terrier
Et admirer
Enfin
L'aube et l'aurore
Qui m'ont patiemment attendu.
Publié par Estebàn
à 2005-09-29 06:13:28
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