Mes humeurs à moi



Publié le mercredi 15 juin 2005


Mercredi 15 juin 2005

Cinéma quand tu nous tiens...

Quand on aime les "pires films", il faut absolument s'initier à David Decoteau.

Ce cinéaste, qui a traîné sur les plateaux de Cameron (quand même...), s'est spécialisé dans l'horreur et le fantastique. Bon, seulement, il faut avouer qu'il ne dispose pas de budjets démentiels. Alors, notre ami fait avec ce qu'il peut. Moralité, les acteurs jouent plutôt mal, les trucages sont cheap, et les scénarios ont un délicieux coté déjà vus...

David Decoteau est aussi un réalisateur gay. Jusque là, rien de bien intéressant. Sauf que, dans ses films, les filles sont souvent moches, bêtes, et surtout jamais déshabillées(parfois même, elles sont absentes...). En revanche, dès qu'il s'agit de nous monter de beaux gars, David n'y va pas de main morte.

Afin que vous puissiez découvrir tranquillement ce merveilleux réalisateur, voici une sélection de trois films.

Brotherhood, la confrérie est en fait un n°2 (il en a fait trois ou quatre le coquin). L'histoire raconte comment des étudiants qui se faisaient marcher dessus vont devenir de puissants sorciers grâce à un mystérieux nouveau venu... Outre la magnifique partie de volley au ralenti au début, avec de jeunes éphèbes torses nus, il ne faut pas louper la scène de douche où trois types, nus, menacent un quatrième de lui écrire des saloperies sur les fesses... au feutre indélibile !!! (j'en frémis encore). On apréciera aussi, dans le film, l'école en question (qui devrait être en vérité la villa d'un copain... Ce qui explique qu'on n'a jamais de plan large), l'usage abusif des nuits américaine (qui font franchement fausses nuits) et surtout la scène où les jeunes, face caméra, chaussent des lunettes noires et nous permettent de découvrir toute l'équipe, du caméraman au réalisateur, qui se reflète dans les verres. Du grand art !

Un vague serial killer tout mou dézingue des jeunes tout idiots... Un must ! A retenir : la scène d'amour entre un jeune gars bien bâti pratiquement nu attaché à un lit et une jeune fille idiote complètement habillée. On peut préférer à ça les fameuses nuits américaines pré-cités, les éclairs et le tonnerre tout pourris, ou encore l'équipe du film au complet qui, cette fois, se reflète dans la carrosserie d'une voiture noire.

And the winner is... "Leeches". Rien à voir avec le fruit du même nom ! Ici, ce sont des sangsues géantes qui ont bouffé des stéroïdes déstinés à des nageurs (toujours une occasion de nous montrer des hommes dénudés, je vous dis !) et qui vont tuer tout le monde. Il faut ABSOLUMENT voir ces sangsues géantes qui ressemblent à de gros gants de cuisine qu'aurait enfilé un accessoiriste... Comment ? Ah ! On me souffle que ça s'est tourné comme ça ! Et bin ! Je comprends mieux l'absence de plans larges quand surgissent les bestioles en question ! Bon, sinon, on appréciera le nageur au ralenti qui occupe tout le générique de début...

Sacré David ! Il a bien mérité une rubrique "Pire film" tiens !