Mes humeurs à moi



Publié le samedi 26 février 2005


Samedi 26 février 2005

De l'art de bien saisir la place d'une femme 2

En parallèle de la somptueuse et délicate campagne pour les objets de cuisine De Dietrich, fleurit sur les abris-bus une autre campagne. Un fait exprès ou une coïncidence ? En tout cas, cette seconde campagne est tout aussi intéressante à épingler.

Alice, c'est un opérateur de téléphonie et un fournisseur d'internet. A priori donc, aucun rapport direct avec les femmes. Si ce n'est le nom de l'opérateur... (Je me demande toujours comment ils font ces industriels pour trouver le nom de leur boite. J'imagine de puissants brain-stroming, où des types, sous caféïne et sous prozac, les yeux hagards, résultats de plusieurs nuits blanches, planchent sur tous les noms possibles et imaginables. J'imagine ces pièces dans lesquelles ils travaillent avec des cendriers débordants de mégots, des cartons de pizza avec quelques rondelles de chorizo froides. Dans ces pièces mal aérées, ça sent la transpiration et l'Homme en général. Les types sont mal rasés, les cheveux en bataille. Et là, tout à coup, l'un d'eux se lève ! Il a trouvé. C'est ça qu'il faut ! ALICE ! C'est ça ! Et tout le monde applaudit, parce que Philippe, le p'tit gars, les délivre de ce calvaire. Certains l'envient, bien sûr, mais au fond, le mérite de Philippe rejaillit un peu sur eux... Philippe ravale une larme, étouffe un sanglot, et se dirige d'un pas sûr vers le bureau du grand patron. Son haleine est chargée, mais qu'importe... Il a LA solution. ALICE... C'est le nom du poisson rouge de sa fille... Comment n'y avait-il pas pensé plus tôt ?... Je ferme ma parenthèse...).

On comprend donc mieux la présence de cette femme sur l'affiche. La cible de cette campagne n'est donc pas la femme (qui est infoutue de comprendre comment manipuler un ordi... Alors, une connexion internet, vous pensez !) mais l'homme.

Les publicitaires ont misé sur l'artillerie lourde pour attirer ce dernier : une blonde (classique) évanescente (voyez les cheveux qui volent) à forte poitrine (intéressant de noter que le décoleté de la demoiselle constitue le centre de la deuxième affiche). On retrouve les arguments classiques sexuels : la poitrine sur la deuxième affiche, la tenue légère et plutôt transparente, le regard de braise. On nous confirme donc ce que tous les hommes savent : la femme aime ça et n'attend que l'homme pour accourir. Les couleurs évoquent tout ce qu'on aime : Rouge passion et Noir mystère. Ce n'est pas tout. Sur la première affiche, la femme s'appuie sur une énorme pièce de Un euro (si, si, regardez bien...). Qu'en conclure sinon que l'argent attire la femme, et qu'elle se donnera à nous pour peu qu'on mette la main... au portefeuille... dans un premier temps du moins !

Vivement la campagne de publicité qui nous présentera une prostituée cuisinière. Encore un effort les gars, vous y êtes presque...



7 Commentaires :

Commentaire écrit le mercredi 2 mars 2005 à 13:50:12 (lien)
ztwee
Oui, on y voit de jolies jeunes filles... :)


Commentaire écrit le mardi 1 mars 2005 à 16:58:23 (lien)
estebàn
Est-elle aussi réussie que ces somptueuses affiches ?


Commentaire écrit le mardi 1 mars 2005 à 14:24:56 (lien)
ztwee
Il y a aussi une pub télé avec 'Alice', j'ai vu cela ce soir.


Commentaire écrit le lundi 28 février 2005 à 10:59:16 (lien)
zero
Décodage alternatif : la femme personnalise la marque Alice ; motivation neurocognitive de cette tendance là. Celle du pays des merveilles a pris de l'âge et, par le biais de son auteur matheux, réfère aux technologies de la communication. Bref, l'ambiguïté des images prête à plusieurs interprétations.



Commentaire écrit le dimanche 27 février 2005 à 17:13:57 (lien)
estebàn
disons que sur le trajet qui me mène au boulot, les arrêts de bus sont nombreux !


Commentaire écrit le dimanche 27 février 2005 à 16:22:14 (lien)
ztwee
Au fait, est-ce toujours au même arrêt de bus que les photos sont prises ?


Commentaire écrit le samedi 26 février 2005 à 18:07:19 (lien)
JJ CARPENTIER
Vraiment, bravo pour votre analyse.


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