Mes humeurs à moi



Publié le mercredi 20 octobre 2004


Mercredi 20 octobre 2004

Mes films, la suite...

...ou plutôt la suite de la suite !

Le but est toujours de trouver de belles scènes de films

- Paris, Texas de Wim Wenders. J'adore la musique de Ry Cooder ! Et je pense à cette scène de retrouvaille entre Harry Dean Stanton (qui est décédé récemment, d'ailleurs...) et Nastassja Kinski. Un homme et une femme. Nous sommes dans un Peep-show. Ils sont séparés par un miroir sans teint. Seul l'homme la voit. Elle l'avait quittée. Il vient lui déclarer à nouveau son amour, et elle comprend au fur et à mesure.

- Pump up the volume, de Allan Moyle. Christian Slater est un lycéen introverti qui anime une radio pirate. Je repense à cette scène où il s'excuse de n'avoir pas trouvé les mots envers un jeune qui s'est suicidé et qui l'avait appelé au secours.

- 2 garçons, une fille, trois possibilités. Un titre bien raccoleur pour un film moins stupide qu'il en a l'air. La scène d'amour entre les trois personnages. Simple, douce et belle. Elle fait envie.

- Alien, de Ridley Scott. Le seul, l'unique... LA scène culte : la visite du vaisseau extra-terrestre, avec les oeufs d'aliens et l'astronaute qui se prend une créature en pleine figure.

- Beautiful thing, de Hettie Mac Donald. Deux jeunes garçons du coté de Liverpool (je crois). Deux p'tits gars qui s'aiment. Leur premier baiser est beau.

- Bagdad café, de Percy Adlon. Le film est un bijou au niveau de la lumière et de la photo. Je choisis la scène où tous les routiers sont au café et que le spectacle de magie et de musique commence.

- Stand by me, de Bob Reiner. River Phoenix crêve l'écran (déjà!). Le film est vraiment touchant. A un moment, le jeune héros, se retrouve seul, face à une biche. Et il ressemble furieusemetn à cette biche. C'en est troublant.

- Angel Heart, de Allan Parker. Un film fantastique culte. Génial quand De Niro raconte à Mickey Rourke) que dans certaines religions, on considère que l'oeuf contient une âme. Et juste après, il mange l'oeuf.

- Il était une fois dans l'Ouest, de Sergio Leone. Le fameux duel final, où on apprend pourquoi Bronson poursuit Henri Fonda. Avec la musique d'ennio Morriconne... Wawawawaaaaaaaaaaa (ça c'est l'harmonica !)

Voilà pour la fournée du jour...

Mais, tiens, pour le fun. La liste de mes PIRES films :

- Le métro de la mort (comment ai-je pu aller voir ça, au cinéma ?) : LE pire film du monde. On était dix dans la salle au début. Les gens sortaient au fur et à mesure. On a fini à trois ou quatre.

- Gothic, de Ken Russel.

- Independance day, de Roland Emerich. Dire que j'ai payé là aussi...

- Haute sécurité. Un très mauvais Stalone. Avec, comme pompon, une scène de construction de voiture... dans une prison ! (mais qui a pu inventer un scénar' pareil ?)

Je vais tâcher de compléter cette liste parallèle... N'hésitez pas à m'aider un peu (pour les bons ou les mauvais films !)

 



4 Commentaires :

Commentaire écrit le jeudi 21 octobre 2004 à 12:53:15 (lien)
ztwee
'regarder', oups.


Commentaire écrit le jeudi 21 octobre 2004 à 05:37:58 (lien)
ztwee
Pour la liste des pires films :

Universal Soldier, que j'ai payé pour regardé étant jeune et innocent.


Pour la liste des belles scènes de films, presque toutes les scenes froides et crues de 'La Pianiste'.


Commentaire écrit le jeudi 21 octobre 2004 à 05:17:47 (lien)
Estebàn
C'est vrai. American beauty ! Comment ai-je pu oublié ce film !!!!!!
Le pire c'est que j'ai adoré cette scène aussi.
Je repense aussi d'ailleurs à cette scène excellente où Kevin specey voit pour la première fois la jeune fille dans le gymnase et que, tout à coup, ils sont seuls et elle danse pour lui !
(merci pour le dialogue original. C'est un plaisir de le lire !)


Commentaire écrit le jeudi 21 octobre 2004 à 01:31:16 (lien)
Endlessness
American Beauty : Lorsque Ricky montre son vidéo d'un sac de plastique qui virevolte dans le vent, et qu'il dit : "It was one of those days when it's a minute away from snowing and there's this electricity in the air, you can almost hear it. And this bag was, like, dancing with me. Like a little kid begging me to play with it. For fifteen minutes. And that's the day I knew there was this entire life behind things, and... this incredibly benevolent force, that wanted me to know there was no reason to be afraid, ever. Video's a poor excuse, I know. But it helps me remember... and I need to remember... Sometimes there's so much beauty in the world I feel like I can't take it, like my heart's going to cave in. "

Good Will Hunting: Lorsque Sean (le psychologue) dit à Will "it's not your fault" et que le pauvre garçon se met à pleurer. aw..

Requiem for a Dream : Ce n'est pas particulièrement "beau", mais c'est terriblement touchant... À la toute fin lorsqu'ils se retrouvent tous seuls, couchés en boule. Qu'est-ce que c'est frappant comme image. La beauté est dans le message que ces scènes véhiculent, et la manière poignante et déchirante dont elle le fait.


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Mercredi 20 octobre 2004

La poésie de Michaux

Avant-hier, je suis encore passé sur le site de Endlessness (comment ? Vous n'y êtes pas allés ! Bande d'ingrats ! Filez-y vite !) et j'étais frappé par un de ses poèmes récents sur la nuit. J'ai retrouvé tout à coup des impressions que j'avais eu à la lecture de poèmes d'Henri Michaux.

J'aime ce poète génial. Son seul roman,"Plume", est une histoire à la fois hilarante et désespérante d'un personnage à qui il arrive de multiples aventures absurdes : dans "plume au restaurant" par exemple, Plume commande une côtelette. seulement, la dite côtelette n'est pas sur la carte. Il va se retrouver avec le serveur, le directeur de l'établissement, un commissaire et le chef des pompiers sur le dos...

Michaux, c'est aussi l'auteur de textes magnifiques comme "la ralentie", ou "la nuit remue". Rien que ses titres sont beaux.

Je l'ai découvert alors qu'on m'avait encaserné à l'armée. Petite porte de liberté que j'avais entrouverte et dans laquelle je m'étais engoufré pour tenir le coup.

C'est ça la force de l'écriture. Ouvrir des jardins intérieurs et faire découvrir des paysages infinis.